Un aller simple Téhéran-Paris

L’Iran menace Israël en déclarant haut et fort et plusieurs fois qu’il voudrait le rayer de la carte humaine ; l’Iran organise au vu et au su du monde une rencontre internationale négationniste… et les démocraties font profil bas.

La France, notamment, n’a pas cru bon de rappeler son ambassadeur à Téhéran – histoire de répondre à l’appel au meurtre par un tant soit peu de fermeté. L’indignation officielle, drapée dans les plis de la posture morale, s’arrange pour ne se trouver aucune traduction véritablement politique.

On pousse quelques cris conjoncturels pour étouffer un silence récurrent. On joue du scandale comme d’un accessoire pour illusionniste. On dénonce et on dénonce encore, et puis on s’endort.

Le régime de Téhéran a beau se donner le plaisir et la peine de nous alerter très régulièrement sur son horizon de sang – la France fait la sourde oreille.

Pourtant, un rappel d’ambassadeur, une aller simple Téhéran-Paris, qu’est-ce que ça coûte ? cf[1]Ce texte a été publié pour la première fois dans le cadre du premier numéro de la revue papier "Le Quai d'en face", hiver 2006-2007, p. 14.
 

1 Ce texte a été publié pour la première fois dans le cadre du premier numéro de la revue papier "Le Quai d'en face", hiver 2006-2007, p. 14.



jeu, 05/14/2009 - 20:13

Droit et soin contre les violences